La directrice

« J’aimerais que tout le monde se sente bien ici »

Infirmière de métier, la directrice des Florances depuis l’ouverture, Françoise Guillaume a transformé sa profession en vocation. En y ajoutant une bonne dose d’enthousiasme, d’écoute et de capacité de gestion.

Que représente pour vous la fonction de directrice des Florances?
D’abord beaucoup d’enthousiasme que j’essaye de conserver malgré le temps qui passe et la routine du quotidien. C’est souvent le regard extérieur qui permet de faire le point sur ce qui fonctionne bien ou moins bien. Dans ce sens nous essayons de nous renouveler chaque fois que l’occasion se présente.

Vous occupez ce poste depuis la création de la résidence..
Oui, j’y ai fait une grande partie ma carrière. Avant d’intégrer ce poste, j’étais infirmière et je travaillais en tant que surveillante de service, en maternité. Cette expérience dans le management des personnes m’a beaucoup servi : j’ai appris à gérer les individus, les horaires, l’informatique. Quand j’ai rejoint les Florances j’ai pu optimiser la gestion via l’ordinateur. Avec le recul, je me rends compte que pour réussir dans cette activité, il faut être avant tout gestionnaire, avant d’être infirmière. Cette dernière compétence est nécessaire pour détecter les symptômes en cas de malaise d’un résidant. Mais on ne peut en aucun cas se passer d’un médecin. Alors que pour la gestion, il est indispensable d’être autonome.

Qu’est ce que cette expérience vous a appris?
A me réconcilier avec la fin de vie. Je n’avais jamais eu dans mon entourage des personnes âgées. Ici j’ai appris que ces personnes pouvaient aussi être très dynamiques, intéressantes, passionnantes. Nous avons la chance d’avoir des personnes qui ont beaucoup voyagé. On s’enrichit de leur expérience.

Les Florances, c’est votre vie professionnelle, mais aussi personnelle, votre «bébé»…
Oui c’est mon «bébé». Je vis ici. Et même quand je ne travaille pas, je suis sollicitée.

Comment fonctionne votre équipe?
J’ai une équipe exceptionnelle qui se donne à 200 %, très au-delà des obligations que la fonction de chacun implique. Elle déploie des trésors d’attention, de diplomatie, d’écoute, de discrétion. Avec cette vision du métier on arrive à oublier les contraintes, les astreintes, la fatigue. Il existe aussi une relation de «famille» avec les résidants, ainsi qu’avec les intervenants extérieurs.
Je ne me sens pas comme une chef d’entreprise, mais comme une chef d’orchestre, responsable de la bonne marche de la «maison». J’aimerais que tout le monde se sente à l’aise. Etre tout simplement humaine c’est peut être mon côté infirmière !. Il faut créer des relations de confiance, avec les résidants, avec les propriétaires… Je suis là pour défendre les intérêts de tout le monde. Je tiens à mon indépendance. Mais ce que j’aime par-dessus tout, c’est la création.

Quels sont vos projets
Dans le domaine de la restauration être encore davantage à l’écoute de la demande des résidants. Nous avons créé une commission restauration composée de résidants locataires et propriétaires qui nous font part de leurs remarques, suggestions ou commentaires sur la cuisine et les services qui lui sont associés. Nous allons organiser des visites de la cuisine pour mieux montrer les «coulisses», le fait que tout est fait maison. Nous pensons à l’éventualité de mettre en place des ateliers cuisine. C’est une activité très en vogue et plusieurs résidants en ont formulé la demande. Par ailleurs je souhaite développer davantage des activités thématiques.

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